Calendrier 2026-2027
À partir de quand suis-je concerné ?
Les deux échéances, les catégories micro/PME/ETI/GE, et l'ordre recevoir-puis-émettre.
LireToutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir une facture électronique depuis le 1er septembre 2026. L'obligation d'émettre s'échelonne ensuite jusqu'au 1er septembre 2027. Vue de loin, la réforme ressemble à un mur. Vue de près, c'est une suite de décisions simples, à prendre dans le bon ordre.
Dernière mise à jour : 28 août 2026.
« J'ai choisi ma plateforme pour la facture électronique » : très bien, mais votre logiciel de facturation sait-il dialoguer avec elle, dans le bon format ? Un PDF envoyé par mail n'est pas une facture électronique. C'est le genre de question qui, posée à temps, évite de découvrir le problème le jour où un gros client refuse vos factures. Cette page répond à l'essentiel de l'obligation : ce qui change, qui fait quoi, à partir de quand, et dans quel ordre s'y prendre. Elle explique la règle ; pour savoir précisément où vous en êtes, un audit MonAuditPA mesure votre préparation sans vous vendre de plateforme.
Aujourd'hui, une facture entre entreprises peut être un PDF, un document Word, voire un papier scanné. Demain, entre entreprises assujetties à la TVA, la facture devient un flux normalisé, lisible par les machines : un fichier structuré (Factur-X, UBL ou CII), qui transite par une plateforme agréée, avec un cycle de vie suivi (statuts de traitement) et des données transmises à l'administration fiscale. Ce n'est plus seulement un document que l'on s'échange : c'est une donnée que l'administration voit passer. La réforme repose sur deux textes de référence, dont vous trouverez le détail sur le portail impots.gouv.fr.
La réforme recouvre en réalité deux obligations qu'il ne faut pas confondre. La facturation électronique (e-invoicing) concerne les factures entre entreprises assujetties établies en France. Le e-reporting désigne la transmission à l'administration des données des opérations qui n'entrent pas dans ce cadre : ventes aux particuliers, opérations avec des clients étrangers, et données d'encaissement. Une même entreprise relève souvent des deux : facturation électronique pour ses ventes à des entreprises françaises, e-reporting pour ses ventes aux particuliers ou à l'export. Le détail, avec des exemples, est sur notre page e-invoicing et e-reporting.
Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA sont concernées, sans exception de taille : une TPE, une profession libérale, un micro-entrepreneur, une association assujettie, tous entrent dans le dispositif. La seule variable est la date à laquelle vous devrez émettre au format électronique. Retenez le principe : en 2026, tout le monde doit savoir recevoir. Le calendrier complet, avec les catégories d'entreprises et la marge de manœuvre laissée au pouvoir réglementaire, est détaillé sur notre page calendrier 2026-2027.
Se préparer, c'est d'abord savoir recevoir, ensuite savoir émettre. Dans l'ordre :
L'erreur la plus fréquente est d'inverser l'ordre : choisir une plateforme sur la foi d'une démonstration avant d'avoir regardé ses propres flux. C'est précisément ce qu'un audit indépendant évite.
Les sanctions sont réelles et distinctes selon l'obligation. La plus immédiate est celle de la réception : elle concerne tout le monde depuis le 1er septembre 2026, elle n'est pas plafonnée, et elle frappe même une entreprise dont les factures émises sont parfaitement conformes. Le défaut d'émission au format électronique, lui, est sanctionné de 50 € par facture ; le défaut de e-reporting, de 500 € par transmission. Le détail chiffré, avec les articles du Code général des impôts, est sur notre page sanctions. Mais l'enjeu premier n'est pas l'amende : c'est de continuer à être payé. Une entreprise qui ne sait pas recevoir de facture électronique bloque le paiement de ses fournisseurs ; une entreprise qui ne sait pas en émettre ne peut plus facturer ses clients assujettis.
Plutôt qu'une liste abstraite, posez-vous ces trois questions. Elles suffisent souvent à mesurer l'écart entre « je sais que ça arrive » et « je suis prêt ».
Votre logiciel de facturation sait-il produire un format structuré ? Si vous éditez encore vos factures dans un traitement de texte ou un tableur, la réponse est probablement non. Ce n'est pas rédhibitoire, une plateforme peut prendre le relais, mais c'est le premier point à trancher, car il conditionne tout le reste.
Êtes-vous joignable pour recevoir une facture électronique ? Autrement dit, votre entreprise est-elle référencée dans l'annuaire, avec un SIREN exact et une plateforme de réception ? Si vous ne savez pas répondre, c'est que le chantier n'a pas commencé, et la réception est l'échéance la plus proche.
Vos données clients et fournisseurs sont-elles fiables ? Un SIREN faux, une adresse de livraison manquante, et le flux se bloque. La qualité des données est le travail le plus long et le plus ingrat, celui qu'on repousse et qui, le jour venu, coince tout.
Si l'une de ces réponses est « je ne sais pas », vous n'êtes pas en retard pour autant : vous savez simplement par où commencer. C'est exactement ce qu'un diagnostic met à plat.
Tout le monde est concerné, mais pas au même rythme. Une grande entreprise ou une ETI doit être prête à émettre dès 2026 : pour elles, le chantier est déjà engagé. Une TPE ou une PME a jusqu'en 2027 pour émettre, mais doit savoir recevoir dès 2026 : l'erreur serait de croire que 2027 vaut pour tout. Un micro-entrepreneur, souvent persuadé d'être hors du dispositif, y est pleinement, avec la même échéance de réception que les autres. Les entreprises qui travaillent avec de grands donneurs d'ordre ont un motif supplémentaire d'anticiper : leurs clients passeront à la facture électronique avant elles, et attendront d'être facturés dans les règles, faute de quoi le paiement traîne.
Pour aller au fond sans alourdir cette vue d'ensemble, le dossier se décline en huit pages, chacune centrée sur une question que vous vous posez vraiment :
À partir de quand suis-je concerné ?
Les deux échéances, les catégories micro/PME/ETI/GE, et l'ordre recevoir-puis-émettre.
LireFranchise, association, B2C : suis-je dans le dispositif ?
Les cas où l'on doute : micro-entrepreneur, profession libérale, association, ventes aux particuliers ou à l'étranger.
LireFacturation électronique ou e-reporting : lequel me concerne ?
Les deux obligations distinguées, qui relève de chacune, avec des exemples par profil.
LireQu'est-ce qu'une plateforme agréée, et laquelle choisir ?
Le rôle d'une PA, l'annuaire, le portail public abandonné, et les critères de choix.
LirePourquoi mon PDF ne suffit-il plus ?
Ce qu'est un format structuré, la différence entre les trois, ce que ça change pour vous.
LireQuelles nouvelles mentions dois-je ajouter ?
Les quatre nouvelles mentions et leur base légale, qui s'ajoutent à celles déjà exigées.
LireQu'est-ce que je risque si je suis en retard ?
Les amendes par type de manquement, chiffrées et rattachées à leur article du CGI.
LireJe cite un article du CGI : va-t-il changer ?
La TVA passe du CGI au nouveau code CIBS à droit constant. Ce que ça change pour vos références, et jusqu'à quand les anciennes restent admises.
LireNon, plus entre entreprises assujetties à la TVA. À compter de l'entrée en vigueur, une facture entre assujettis devra être émise dans un format électronique structuré (Factur-X, UBL ou CII) et transiter par une plateforme agréée. Un PDF classique envoyé par courriel ne remplira plus l'obligation, même s'il reste lisible.
Oui, pour toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille, y compris les micro-entrepreneurs. Seule la date à laquelle vous devrez émettre au format électronique varie selon votre catégorie ; l'obligation de recevoir s'applique à toutes depuis le 1er septembre 2026.
Par le diagnostic, pas par le choix d'une plateforme. Il faut d'abord savoir recevoir : vérifier que votre entreprise est correctement référencée dans l'annuaire, fiabiliser vos données (à commencer par les SIREN), puis choisir une plateforme agréée en fonction de vos besoins réels. Choisir un opérateur avant d'avoir fait le point, c'est le meilleur moyen de payer pour des fonctions inutiles ou d'en oublier d'essentielles.
La liste des plateformes agréées (PA) immatriculées par l'administration est publiée sur impots.gouv.fr. Une plateforme agréée est un opérateur privé immatriculé par la DGFiP pour trois ans renouvelables, chargé d'émettre, de transmettre et de recevoir vos factures et de transmettre les données à l'administration.
MonAuditPA mesure votre préparation, sans éditer ni vendre aucune plateforme. Vous repartez avec un score d'urgence et une feuille de route.