1. Droit d'accès (Article 15)
Toute personne a le droit d'obtenir du responsable de traitement la confirmation
que des données la concernant sont ou ne sont pas traitées.
Si c'est le cas, elle peut obtenir une copie de ces données ainsi que des informations
complémentaires : finalités du traitement, catégories de données,
destinataires, durée de conservation prévue, existence d'une prise de décision
automatisée et garanties en cas de transfert hors UE.
2. Droit de rectification (Article 16)
La personne concernée a le droit d'obtenir, dans les meilleurs délais,
la rectification des données inexactes la concernant.
Elle peut également demander que des données incomplètes soient complétées,
y compris en fournissant une déclaration complémentaire. Ce droit est essentiel
pour garantir le principe d'exactitude des données (article 5).
3. Droit à l'effacement / Droit à l'oubli (Article 17)
La personne peut demander la suppression de ses données lorsque
celles-ci ne sont plus nécessaires à la finalité initiale, lorsqu'elle retire
son consentement, lorsqu'elle s'oppose au traitement,
lorsque les données ont été traitées illicitement
ou lorsqu'une obligation légale l'impose. Ce droit n'est pas absolu :
il connaît des exceptions légales (voir section dédiée).
4. Droit à la portabilité (Article 20)
La personne a le droit de récupérer ses données
dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine (CSV, JSON, XML).
Elle peut également demander leur transmission directe à un autre responsable
de traitement lorsque c'est techniquement possible. Ce droit s'applique uniquement
aux données fournies par la personne, sur la base du consentement ou d'un contrat,
et traitées de manière automatisée.
5. Droit à la limitation du traitement (Article 18)
La personne peut demander la limitation du traitement de ses données
dans quatre cas : contestation de l'exactitude des données (le temps de la vérification),
traitement illicite mais la personne préfère la limitation à l'effacement,
les données ne sont plus nécessaires mais la personne en a besoin
pour la constatation de droits en justice, ou la personne s'est opposée au traitement
(le temps de vérifier si les motifs légitimes prévalent).
6. Droit d'opposition (Article 21)
La personne a le droit de s'opposer à tout moment à un traitement
fondé sur l'intérêt légitime ou l'intérêt public,
y compris le profilage. Le responsable doit cesser le traitement sauf s'il démontre
des motifs légitimes impérieux. Pour la prospection commerciale,
le droit d'opposition est absolu : aucune justification n'est requise et le traitement
doit cesser immédiatement.
7. Droit lié aux décisions automatisées (Article 22)
La personne a le droit de ne pas faire l'objet d'une décision
fondée exclusivement sur un traitement automatisé, y compris le profilage,
lorsque cette décision produit des effets juridiques ou l'affecte significativement.
Exemples : refus de crédit automatisé, recrutement par algorithme, tarification
personnalisée. Des exceptions existent si la décision est nécessaire
à un contrat, autorisée par la loi, ou fondée sur le consentement explicite.
8. Droit à l'information (Articles 13-14)
La personne doit être informée de manière claire et compréhensible
lors de la collecte de ses données. Les informations obligatoires incluent :
l'identité du responsable, les finalités, la base légale, les destinataires,
la durée de conservation, les droits de la personne, le droit de réclamation
auprès de la CNIL, et l'existence de transferts hors UE. Cette information doit être
fournie au moment de la collecte (article 13) ou dans un délai raisonnable
si les données ne sont pas collectées directement (article 14).