Au-delà des amendes financières
Les sanctions pécuniaires ne sont que la partie visible de l'iceberg.
Les conséquences d'un manquement au RGPD dépassent largement le montant de l'amende.
Atteinte à la réputation — La CNIL publie systématiquement
ses décisions de sanction sur son site web (pratique du name and shame).
La couverture médiatique qui s'ensuit peut durablement ternir l'image d'une entreprise
auprès de ses clients, partenaires et investisseurs. Pour une PME, l'impact réputationnel
peut être plus dommagéable que l'amende elle-même.
Perte de clients et de partenaires — Une sanction RGPD signalée publiquement
érode la confiance. Les clients soucieux de leurs données peuvent se tourner
vers un concurrent. Les appels d'offres exigent de plus en plus une conformité RGPD démontrée :
une sanction passée devient un handicap concurrentiel majeur.
Poursuites judiciaires individuelles — Au-delà de l'action de la CNIL,
les personnes dont les données ont été violées peuvent engager des actions civiles
pour obtenir réparation du préjudice subi (article 82 du RGPD). Des actions collectives
(class actions) se multiplient en Europe, augmentant considérablement le risque financier.
Injonctions et limitations de traitement — La CNIL peut ordonner la suspension
ou la limitation d'un traitement de données, voire interdire un flux de données.
Pour une entreprise dont l'activité repose sur le traitement de données
(marketing, e-commerce, santé), cette mesure peut être véritablement paralysante.
Astreintes journalières — En cas de non-exécution d'une mise en demeure
dans le délai imparti, la CNIL peut prononcer des astreintes pouvant atteindre
100 000 € par jour de retard. Ce mécanisme garantit
que les organisations se mettent réellement en conformité.